Architecte
Bormans Marcel
Date de réalisation
1930
Typologie
Habitation unifamiliale
Maître d'ouvrage

Paul Ramlot

Adresse
Carrefour de la Croix Mallet, 83990 Saint-Tropez
Réf bibliographique

Le Livre bleu. Recueil biographique, Bruxelles, Fernand Larcier, 1950, p. 402.

BOYER, Marc, Les villégiatures du XVIe au XXIe siècle. Panorama du tourisme sédentaire, Colombelles, Management Société, 2008, p. 146 et 192.

VAN DER WEE, Herman (dir.), La Générale de Banque, 1822-1997, Bruxelles, Racine, p. 264.

État du projet

Projet réalisé

Fonds d'archives
Bormans Marcel (1899-1988)
Description du dossier

Contient: façades, coupes, plans, dessins de la cheminée, des menuiseries extérieures, des pavements, des baies, plan et élévation de la pergola, carte de la région de Toulon, perspective. Contient 20 dessins.

Auteur, date de la notice
Pierre Vilvens, 2025

Villa Ramlot

Le commanditaire de cette villa est sans doute Paul Ramlot (1879-1967), administrateur de nombreuses banques. Il termina sa carrière comme membre du comité de direction de la Banque du Congo belge et comme conseiller de la Société générale. Ramlot n’est pas un inconnu pour Bormans : l’architecte avait déjà réalisé une propriété rue Egide Van Oppem (1925-1928) pour le financier. Et ce sont sans doute les commandes passées et la position de Ramlot qui lui permettront d’obtenir la réalisation de la banque du Congo belge à Costermansville (1936). Dans l’Entre-deux-guerres, la famille Ramlot décide de se faire construire une petite maison dans le sud de la France. Le choix de Saint-Tropez comme lieu de villégiature peut paraître étonnant. En effet, à l’époque, si l’attrait touristique de la petite bourgade commence à se développer, il ne s’approche pas du niveau de Nice ou Cannes. La commune n’attire les nantis que depuis 1914 et les personnalités des lettres (Colette) et des Arts (Dunoyer de Ségonzac) que depuis quelques années. C’est au moment où Ramlot fait construire sa propriété que le basculement s’effectue. En 1931, le petit port, tout en gardant son allure et le même nombre d’habitants, est modifié par de nouvelles activités économiques, dont principalement le tourisme. Le pavillon de vacances dessiné par Bormans prend place sur un terrain légèrement escarpé qui permet l’architecte de place un garage et des locaux techniques au sous-sol semi-enterré. Bien que peu détaillées, les façades semblent s’inscrire dans une écriture locale traditionnelle, privilégiant façades à versants et baies cintrées accompagnées de volets en bois.