Architecte
Comblen Paul
Date de réalisation
1901
Date de fin de réalisation
1902
Typologie
Pavillon d'exposition
Adresse
Rheinpark - Düsseldorf
Réf bibliographique

MOOR, Thomas, Paul Comblen (1869-1955). De l’Art nouveau au pré-modernisme. Un architecte à la croisée des influences, mémoire en histoire, Liège, Université de Liège, 2001.

État du projet

Projet réalisé

Fonds d'archives
Comblen Paul (1869-1955)
Description du dossier

Documents iconographiques:

Contient dessin du mobilier, coupe et plan du stand, table, détail de mobilier (cadre de photographie en cuivre), épure de la partie inférieure du vitrail, épures des cloisons, épure des joues, épure des pylônes, plan du stand, chevalet et support en fer forgé, épure des tables et étagère et cadres en cuivre, épure de la cloison principale, élévation de la cloison principale, une photographie du stand. Contient 24 documents.

Correspondances:

Contient de la correspondance avec la société Vieille Montagne et une lettre d’Émile Jaspar. Contient 94 documents.

Auteur, date de la notice
Thomas Moor, Sébastien Charlier, 2026

Stand de la Société de la Vieille Montagne – Exposition de Düsseldorf 1902

Organisée en 1902, l’Exposition industrielle et commerciale de Düsseldorf constitue un fait saillant dans l’histoire des expositions du grand XIXᵉ siècle. Le site, en bordure du Rhin, accueille 2 500 exposants répartis dans plus de 150 bâtiments. Bien implantée en Allemagne, la S.A. Vieille-Montagne, société d’origine liégeoise spécialisée dans la production de zinc, entend participer à l’événement. Henri Jamme, directeur de la mine allemande de Bensberg et proche de la famille Comblen, confie la conception du pavillon à l’architecte liégeois, qui s’adjoindra rapidement les services des artistes Émile Jaspar et Albert Sirtaine. La collaboration s’avérera difficile et la correspondance conservée dans les archives témoigne de l’agacement de Comblen : « La veille de Noël, Monsieur Jaspar m’a déclaré ne pouvoir exécuter les ensembles demandés mais seulement, comme il en avait l’habitude, ce qui concerne l’exécution. Il me met ainsi en très mauvaise posture vis-à-vis de la Vieille Montagne et me mécontente vivement à son sujet. J’ai dû faire son travail le jour de Noël, et ai dû de plus constater que les ensembles décoratifs n’étaient pas indiqués ou étaient bâclés comme l’est le vitrail. Comme il se couche maintenant sur ses lauriers, je décide de l’y laisser dormir et te joins la copie de la lettre que je lui envoie. J’écris à Sirtaine pour m’entendre directement avec lui, et prends comme décorateur Monsieur Jacobi. » Finalement, le temps pressant, Comblen sera contraint de laisser l’essentiel de la commande à des artisans locaux. Malgré ces différentes difficultés, le pavillon est un succès. Comme l’écrit Thomas Moor : « La silhouette de l’ensemble s’inscrit dans la continuité stylistique adoptée par Comblen depuis l’aménagement de la maison de Sophie Blanpain ; réalisé en même temps que sa maison personnelle, le traitement du bois y fait référence. Le pavillon adopte le plan d’un trapèze. Le grand côté est dominé par un prisme en zinc de la Vieille-Montagne et par le grand vitrail, réalisé par Jacobi. En face de cet ensemble décoratif s’élèvent deux pylônes, encadrant l’entrée principale, et terminés par de petits vitraux circulaires, aux insignes de la société. L’espace ainsi délimité offre aux visiteurs une panoplie d’échantillons, de maquettes et de plans. »