Architecte
Thirion Charles
Date de réalisation
1913
Date de fin de réalisation
1930
Typologie
Transports
Maître d'ouvrage

Société Nationale des Chemins de Fer Belges

Adresse
Place de la Victoire - 4800 Verviers
Réf bibliographique

BAUWENS, Catherine, Le patrimoine civil public de la région Verviétoise, Namur, 1996, p. 165-169.

WARZEE, Gaëtane, Le patrimoine moderne et contemporain de Wallonie : de 1792 à 1958, Namur, Division du patrimoine, 1999, p. 294-295.

HENRARD, Georges. La gare de Verviers-Central. Au fil des rails et du temps, Dison, Sabel, 1991.

État du projet

Projet réalisé

Fonds d'archives
Thirion Charles (1838-1920)
Description du dossier

Contient coupes, façades, fragment principal de la façade, plan des différents niveaux, élévations des viaducs, coupes de la charpente, commande de pierres pour le bâtiment de recettes et dépendances, profil des corniches d’encorbellement, profil support de la marquise, profil des corbeaux, dessins des cloisons des guichets, vue intérieure des salles d’attente, coupes des portes, détails de l’entrée des toilettes, coupe de l’escalier, détail de la charpente, détail de la marquise, détail des serrures. Contient 105 documents.

 

Auteur, date de la notice
Elisa Monfort, 2026

L’idée de la construction de la gare de Verviers-Central émerge dès les années 1870 mais les travaux commencent réellement en 1908 après la construction d’un tunnel ferroviaire facilitant l’accès à l’Allemagne et aux autres villes de la région comme Eupen et Welkenraedt. L’emplacement du bâtiment est décidé pour faciliter l’accès au centre de Verviers pour les voyageurs, ce qui posait problème avec la première gare de Verviers, la gare de Verviers-Ouest. Entre les premiers terrassements de 1908 et l’inauguration de la gare définitive en 1930, une gare provisoire est construite. Celle-ci se trouvait sur l’actuel parking de la gare de Verviers-Central et était appelée « Verviers-Matadi » par les habitants. Ce nom provient de la ressemblance entre le bâtiment provisoire et les baraquements que l’on retrouvait alors au Congo. Outre une gare, le programme prévoit également les locaux des services télégraphiques et postaux et un bâtiment des recettes. L’écriture architecturale adopte les codes des courants architecturaux de la fin du XIXe siècle, date de l’ébauche des plans alors que la gare est terminée en 1930. Elle est donc en décalage avec les autres projets de gares contemporaines, ce qui suscitera de nombreuses critiques dans la presse architecturale de l’époque. Le bâtiment principal, de style éclectique, reprend plusieurs « styles néo » : néo-renaissance, néo-classique ou encore néo-gothique. La décoration intérieure est également particulièrement soignée avec des sculptures en bas-relief ou une fresque murale.