Architecte
Thirion Charles
Date de réalisation
1908
Date de fin de réalisation
1911
Typologie
Habitation unifamiliale
Maître d'ouvrage

Jean Poswick

Adresse
Place Saint-Georges, 59 - 4830 Limbourg
État du projet

Projet réalisé

Fonds d'archives
Thirion Charles (1838-1920)
Description du dossier

Contient projets d’agrandissement, plans des différents niveaux, coupes, élévations des façades, plan de la tourelle, plans des toitures, détail de la charpente, projet d’alignement de la Route de Jalhay, élévation de la loggia, esquisse de l’entrée, détails des menuiseries intérieures, élévations des cheminées en terre cuite, détail de ferronnerie. Contient 135 documents. Remarque  Mention de la signature Roy frères sur l’élévation de la bretèche de l’annexe. Mention « vers la Route de Jalhay ».

Auteur, date de la notice
Sébastien Charlier, 2026

Le château Poswick, situé sur la place Saint-Georges à Limbourg, occupe l’emplacement de l’ancienne Porte d’Ardenne, point d’accès stratégique de la ville médiévale. L’édifice actuel résulte d’une transformation menée entre de 1908 à 1911 pour la famille Poswick, sous la direction de l’architecte verviétois Charles Thirion. Son intervention consiste en une recomposition complète du bâti existant, intégrant des constructions du XVIIIe siècle tout en leur conférant une apparence homogène. Thirion adopte un langage éclectique à dominante néo-renaissance flamande et gothique, en privilégiant une mise en scène historiciste du site. Il conçoit une façade richement structurée, jouant sur la régularité des percements, les encadrements en pierre de taille et une ornementation inspirée des styles anciens, afin de donner au bâtiment une allure plus ancienne et pittoresque. L’architecte tire également parti de la topographie et des vestiges des fortifications médiévales, intégrés dans les murs de soutènement et les terrasses du parc, renforçant ainsi le caractère pittoresque et historique de l’ensemble. Le château Poswick apparaît dès lors comme un exemple représentatif de transformation architecturale où l’intervention de Charles Thirion ne se limite pas à une construction, mais relève d’une véritable recomposition patrimoniale du site.