Architecte
Snyers Henri
Date de réalisation
1928
Typologie
Habitation unifamiliale
Maître d'ouvrage

Henri Snyers

Adresse
Avenue des Platanes, 35-37 - 4000 Liège
Réf bibliographique

ESTHER,  Anne, « De l’éclectisme au modernisme, deux architectes liégeois, Arthur et Henri Snyers » dans Bulletin de la Commission royale des Monuments, Sites et Fouilles (CRMSF), vol. 19, CRMSF, 2006, p.7-84.

CHARLIER, Sébastien, Diffusion et réception de l’architecture moderne à Liège (1928-1939), thèse de doctorat en Histoire, art et archéologie, Université de Liège, 2015, p. 208-209.

État du projet

Projet réalisé

Fonds d'archives
Snyers Henri (1901-1980)
Description du dossier

Information indisponible

Auteur, date de la notice
Laurent Brück, 2026

Maisons jumelles avenue des Platanes

Henri Snyers développe un goût pour la modernité architecturale, notamment inspiré par le français Robert Mallet-Stevens. Son style précurseur mais moins radical que celui des membres du Groupe L’Équerre apparaît à la croisée du mouvement De Stijl (déconstruction des volumes sur plusieurs plans), du Modernisme (façades blanches lisses) et de l’Art déco (quelques décors géométriques, par exemple au niveau des portes). Grâce à un héritage, l’architecte fraîchement diplômé achète des parcelles encore disponibles au sein du « parc privé de Cointe », un vaste lotissement de haut standing, sur lesquelles il fait construire trois maisons. Les deux premières sont les maisons jumelles situées aux n° 35 et 37, avenue des Platanes. Ces constructions mettent à profit le mode d’implantation (semi-)isolé imposé par les règles du lotissement pour déployer leurs jeux de volumes sur trois façades. Un autre trait de modernité est la disposition originale de fenêtres au niveau des angles. Une particularité des maisons de l’avenue des Platanes est la présence d’un volume en avant-corps qui abrite les garages. Lors de la restauration récente du n°37, le décor original de la porte a été restitué avec des placages géométriques en métal. Des bow-windows circulaires y sont positionnés aux angles. L’enduit blanc est combiné avec des briques orangées flammées. Notons toutefois que les structures sont encore traditionnelles, avec des murs porteurs en briques et des planchers en bois. Ces deux maisons contribuent à la réputation de l’architecte, qui s’émancipe rapidement de l’atelier de son père. En 1934, il recevra une de ses plus importantes commandes : la transformation du Passage Lemonnier