Architecte
Rousch Pierre
Date de réalisation
1932
Typologie
Habitation unifamiliale
Maître d'ouvrage

Docteur H. Houard

Adresse
Rue de la Verrerie, 146 - 4100 Seraing
Réf bibliographique

FALISE, Yvon, « Notre exposition d’architecture rationnelle » dans L’Équerre, n° 5, février 1932, p. 5.

FLOUQUET, Pierre-Louis, « Thémis dans sa maison… La nouvelle “justice de paix” à Seraing » dans Bâtir, n° 23, 15 octobre 1934, p. 877.

État du projet

Projet réalisé

Fonds d'archives
Rousch Pierre (1899-1980)
Description du dossier

Le dossier contient deux documents reprenant plans, coupes et élévations.

Auteur, date de la notice
Sébastien Charlier, 2025

Proche des milieux modernistes – il est notamment invité à exposer ses travaux lors de « L’Exposition d’architecture rationnelle » organisée par L’Équerre en 1932 – Pierre Rousch s’illustre avec la conception de la maison Houard à Seraing, une réalisation qui est repérée par Pierre-Louis Flouquet dans Bâtir. La maison est construite pour le Docteur Houard, responsable du service d’Hygiène de la Ville de Seraing. Le programme associe des espaces privés et un cabinet médical avec salle d’attente. Les deux fonctions sont nettement séparées par le hall et la cage d’escalier au centre de l’édifice. Au premier étage, deux des quatre chambres se prolongent par une grande terrasse, tandis que la toiture terrasse est agrémentée d’une pergola et de bacs de fleurs coulés dans le béton. L’ensemble de la maison repose sur une structure en béton ; l’enveloppe extérieure est constituée de murs creux apportant une meilleure isolation thermique. Mais ce sont surtout les façades qui manifestent l’intérêt que porte Rousch au modernisme. Composée de volumes simples, la maison présente des façades entièrement recouvertes de béton projeté grossièrement bouchardé et percées de baies équipées de châssis métalliques. D’une grande uniformité, l’ensemble présente une impression monolithique qui est aujourd’hui plus difficile à percevoir suite au remplacement du parement effectué en 1990. La villa Houard est la première expression connue de la fascination qu’éprouve l’architecte tant pour les nouveaux procédés constructifs que pour le langage moderniste.